Zapping interstellaire et exceptions illuminées

Publié le par Noëmie V

Transmusicales de Rennes,

début décembre 2011

 

00. Transmusicales

hall 9 - régi

 

      Channel 1, les futurs Arcade Fire, tu zappes, channel 2, le revival pseudo-post-punk version minimale nouveau siècle, tu oublies, channel 3, un duo underaged qui germait déjà sa graine dans l'utérus, pire que tout … Au menu, une horde d'attachés de presse télécommandées fatalement agitées du ciboulot qui ont failli me convaincre de me convertir à l'horticulture. Epices allumées AfterTV.

      Et au milieu de tout ça, une claque : Breton ! La blague était inévitable et le chanteur ne l'a pas contournée « je sais que c'est un peu bizarre que l'on s'appelle Breton ... » Avec ce brin d'accent... Ce brin d'accent. On a oublié la suite, on a juste vu un truc super fort, en son et en émotions. Toute la scène, comme prise par ces gars qui n'en avaient absolument rien à foutre de se produire à 21h30 dans une salle avec un mauvais son et comportant tout ce que la France cache de programmateurs sourcils-froncés. Ce soir, le hall 9 n'est qu'amour. Le neuf, voit du neuf. Un Dubstep porté par une armée, un batteur, un leader charismatique : tout un monde. Pas d'album mais une empreinte déjà et un répertoire, surtout, où rien ne se répète. L'Apocalypse avec une majuscule. Vous avez le choix : cesser cette lecture et aller vous repentir de n'y avoir pas été. Ou lire le reste de ce report en prétendant que tout ça a une quelconque importance pour vous.

      Les londoniens, cinéastes avortés, ne sont pas à une hybridité près et lançaient un pont séduisant vers la scène Hip-Hop intelligemment à l'honneur en cette fin d'année 2011. Shabazz Palaces livre un live gras de matière mais subtile de fond. Pas si simple l'alternance de samples, et c'est tant mieux. Le duo attendu surprend pourtant par sa maîtrise et surtout sa fraicheur. Il y a quelque chose de très drôle derrière ces épaisses nappes rythmiques et lunettes fumées, finalement. Beaucoup moins second degré, Spank Rock. Et complètement elliptique, Ghostpoet : quelques Happy Few l'ont vu à la Cité. Pas nous, dommage.

      Par contre, on aurait aimé loupé SBTRKT. Consensus relativement généralisé sur ce raté qui vient enfin mettre au clair le malentendu à propos d'un album définitivement ennuyeux. Factory Floor, on a compris les 20 premières minutes, les suivantes on a un peu trop compris. Pour TEED, enfin, il y avait du mouvement rotatif de popotins à queue mais on attend plus de ce popbuzz menaçant.

      Sur le samedi salvateur trônait enfin la techno. On sourit vaguement devant un Silverio nu se frappant le crane sur la table de mixage à coup de Yepa finalement énervant. A partir d'Agoria s'est opéré le renversement ultime annonçant la chute inespérée : le troupeau de photographes a observé un revirement de 180° pour caler leurs objectifs sur une masse de pupilles dilatées dans lesquelles ont sombré des flots interminables et inégalement élégants de boucles. Trône aussi, pour Don Rimini, 10m au-dessus de la foule. Senior Picante, change de ton après le mix de la veille, au nom de Dellarge, qui ravivaient quelques unes des électrocutions pop de l'année (des Subs aux Crystal Fighters). Un set du samedi à la violence ultime durant lequel Jean-Louis Brossard viendra, à 6h30 du matin, nous saluer jusqu'à la prochaine édition. Amen.

 

1. GroupRhoda  2. Kutu Folk

Jeudi - Cité - Group Rhoda                                               Jeudi - Aire Libre - Kutu Folk2. Kutu Folk 2  3. Breton

Jeudi - Aire Libre - Kutu Folk                                              Vendredi - Parc Expo - Breton3.-Breton-3  3.-Breton--4Vendredi - Parc Expo - Breton                                    Vendredi - Parc Expo - Breton00 Transmusicales  11. Don Rimini 

Samedi - Parc Expo - Agoria                                 Samedi - Parc Expo - Don Rimini

 

 

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Publié dans Live Report

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